OCÉANOLOGUES ET ONG APPELLENT LES ÉTATS À CESSER DE NÉGLIGER LE SYSTÈME DE MAINTIEN DE LA VIE SUR TERRE

Date: 25th September 2019

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Réaction :  Rapport spécial du GIEC sur l’Océan et la cryosphère dans le contexte du changement climatique

Le Rapport spécial sur l’Océan et la cryosphère dans le contexte du changement climatique du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) révèle l’ampleur de la crise à laquelle l’humanité devra faire face, alors que l’Océan et les services qu’il rend commencent à montrer des signes d’effondrement.

Bien que l’Océan soit inextricablement lié au climat, tous deux fonctionnant ensemble pour rendre la planète Terre habitable, c’est la première fois que le GIEC concentre son attention sur le monde marin. Le rapport qui en résulte montre ce que les océanologues et les ONG disent depuis des années, à savoir que l’Océan commence à s’effondrer sous les assauts de facteurs de stress inutiles, qui vont de la surpêche à la pollution et sont exacerbés par la crise climatique.

Les effets de la crise climatique sont des plus graves et provoquent l’acidification, le réchauffement et la désoxygénation de l’Océan. On retrouve ces trois facteurs dans chaque événement d’extinction de masse ayant eu lieu dans l’histoire de la Terre ; or tous trois sont actuellement présents dans l’Océan.

Dan Laffoley de la Commission mondiale des aires protégées de l’UICN, responsable des aires marines, déclare : « Notre monde est océanique : un océan unique le régule et lui permet de fonctionner. Or nous poussons ce système de maintien de la vie sur Terre à bout par le réchauffement, la désoxygénation et l’acidification. Nous avons largement dépassé le temps des simples avertissements : nous devons aujourd’hui faire preuve d’un égoïsme éclairé et prendre les mesures qui s’imposent pour la protection de l’Océan et du climat afin qu’à leur tour, ils protègent et soutiennent l’humanité. »

Les échelles de temps à l’œuvre dans l’Océan signifient que les changements déjà apportés au système — comme le réchauffement — seront effectifs pendant des centaines d’années. Par conséquent, même si nous prenons des mesures immédiatement pour limiter la hausse des températures et les émissions de CO2, les services rendus par l’Océan à la planète pourraient tout de même être compromis.

C’est pourquoi il est si important que tous les facteurs de stress extérieurs qui s’exercent sur l’Océan et peuvent être contrôlés le soient. La surpêche, la pollution, la destruction des habitats, des écosystèmes et de la biodiversité sont autant de facteurs de stress qui peuvent être éliminés pour soutenir la capacité de l’Océan à résister à la crise climatique.

Lisa Speer, du Natural Resources Defense Council, ajoute : « L’océan est malade. Nous devons éliminer dès aujourd’hui certaines causes de sa mauvaise santé pour qu’il ait les meilleures chances de résister aux ravages de la crise climatique. C’est un peu comme guérir une pneumonie pour que le corps humain soit le mieux à même de combattre un cancer. »

Bien que le tableau dépeint par le GIEC soit sans conteste peu réjouissant, certaines mesures peuvent être prises dès maintenant pour stimuler la résilience de l’Océan.

Entre aujourd’hui et la fin de l’année 2020, la Haute Mer — c’est-à-dire la zone située au-delà de toute juridiction nationale et qui représente la moitié de la planète ou les deux tiers de tout l’Océan — devrait être protégée par le droit international. Un nouveau traité est en négociation dans le cadre des Nations Unies et les États devront achever le processus en 2020, conformément à une résolution de l’Assemblée générale de l’ONU, en faisant preuve de grandes ambitions.

Les États Parties à la Convention sur la diversité biologique, juridiquement contraignante, négocieront de nouveaux objectifs de protection de la biodiversité lors d’une réunion prévue en 2020. L’objectif pour la biodiversité marine devrait être de protéger au moins 30 % de l’Océan par la désignation de zones hautement ou intégralement protégées, les 70 % de l’Océan qui restent devant être gérés de façon durable.

La fin de la surpêche et de la pollution sous toutes ses formes, ainsi que l’opposition à toute perte supplémentaire de biodiversité, d’écosystèmes et d’habitats sont autant de mesures essentielles qui sont à notre portée.

Il est essentiel de s’attaquer à la crise climatique et de maintenir le réchauffement à 1,5 °C ou le plus près possible de 1,5 °C, si nous voulons préserver les services écosystémiques de l’Océan. Tous les pays doivent s’engager sur de nouveaux plans plus ambitieux (CDN – contribution déterminée au niveau national) en 2020 pour y parvenir.

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